Paroisse Saint Thomas d'Aquin
 Paroisse Saint Thomas d'Aquin

Avent 2ème dimanche Année B

 

 

 

 

 

Jean Baptiste

 

Isaïe  40,1-5.9-11    Psaume 84    2 Pierre 3,8-14     Marc 1,1-8

 

« Commencement de l’Evangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu ». Ainsi débute l’évangile de Saint Marc… Ceci ressemble au début de l’évangile de Saint Jean, à son prologue : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu… ». Quant à Matthieu, il commence son évangile en déclinant la généalogie de Jésus, fils de David et fils d’Abraham. Le dernier évangile, celui de Luc, a une approche plus historique.

La question n’est pas de faire ici une analyse exégétique et nous allons bien sûr nous intéresser à l’évangile de ce dimanche. Saint Marc écrit: « Commencement de l’Evangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu ». Ce qui est surprenant, c’est que dans les versets qui suivent, Marc ne parle pas de Jésus-Christ mais de Jean, celui qui le précède et annonce sa venue. Jean proclame un baptême d’eau, symbole de purification, purification apparemment préalable et nécessaire pour accueillir le Baptême de l’Esprit Saint donné par celui qui vient derrière Jean-Baptiste.

Ces deux baptêmes nous paraissent étranges. Nous, à notre baptême, nous avons reçu l’Esprit Saint. Alors, pourquoi revenir sur le baptême d’eau et la purification qu’il signifie ?

En allant à l’essentiel, je dirai qu’il nous est impossible d’accueillir l’Esprit Saint, autrement dit la vie même de Dieu, sans nous y préparer. Qu’est-ce que cela signifie ? Le texte d’aujourd’hui nous le dit. Il nous faut écouter cette voix qui proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit dans les terres arides une route pour notre Dieu ». Et Jean poursuit : il faut abaisser toute colline, combler les escarpements, aplanir les sommets… Alors, mais alors seulement, se révèlera la gloire du Seigneur.

Tout cela nous paraît un peu abstrait et nécessite une image concrète. Je vais vous en donner une qui nous parle et nous touche tous: la maladie et la santé… Le plus souvent, les diverses formes de maladie sont invalidantes et nous empêchent de vivre normalement. Guérir et retrouver la santé, c’est retrouver notre capacité à aller et venir, à agir, à entreprendre, à créer, à aimer, à sortir de nous pour nous intéresser aux autres et à se battre pour qu’ils aient une vie normale. Comme chacun le sait, ce qui importe à Dieu c’est que nous pratiquions la justice. Il y en a peut-être parmi vous qui sont particulièrement résistants au mal, mais personnellement je trouve qu’avoir une rage de dents ou des maux de tête incite plus au repli sur soi qu’au service des autres !

Certains pensent que leur vie est sans histoire : un peu d’égoïsme, un zeste d’indifférence, quelques mots méchants, quelques petites jalousies et rancœurs… Bref une vie médiocre mais somme toute innocente ; une sorte de maladie bénigne qui n’empêche pas Dieu de faire en nous sa demeure. Ce n’est pas complétement faux, mais ce n’est pas pour autant que c’est vrai. Aller s’installer chez quelqu’un qui ne range jamais et qui ne fait jamais le ménage… c’est sympathique, mais au bout d’un moment cela gâche un peu le plaisir.

Ce qui est bien avec Dieu, c’est que si on le lui demande gentiment, il nous aide à remettre de l’ordre dans nos vies. Mais pour cela il y a quand même une condition : il faut lui demander son aide et accepter qu’il nous aide. Dans la tradition chrétienne, demander de l’aide à Dieu, c’est lui dire sa foi, c’est-à-dire sa confiance en lui ; c’est également professer son espérance dans le fait qu’il nous entendra ; enfin c’est exercer la charité qui restera à jamais le meilleur antidote au manque de charité.

Reste évidemment le sacrement de pénitence et de réconciliation. J’aime mieux cette formule développée à celle qui consiste à parler du sacrement de réconciliation. Pénitence n’est pas le synonyme d’exploits héroïques nous donnant des droits sur le pardon de Dieu. Mais l’avantage du mot pénitence, c’est qu’il dit que nous avons conscience que nous faisons le mal que nous ne voudrions pas faire et que nous n’arrivons pas à faire le bien que nous voudrions faire.

Le mot de pénitence à l’avantage de dire  clairement notre désir que des choses changent vraiment dans nos existences. La foi en ce  changement ne relève pas de la magie mais de notre confiance dans les paroles du Christ disant que ce qui est impossible à l’homme est possible à Dieu !

 

Père Louis Valentin

 

 

 

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