Paroisse Saint Thomas d'Aquin
 Paroisse Saint Thomas d'Aquin

                  Homélie du dimanche

Homélie Vigile pascale, année B : Evangile selon saint Marc 16, 1-7

 

En cette nuit, l’Église nous invite à revivre l’aventure surprenante des femmes qui se rendent de grand matin au sépulcre, à partager leurs sentiments et à les suivre dans leur chemin de conversion, au-delà des doutes et des craintes qui les habitent.

 

Alors qu’elles marchent, alourdies par la tristesse, portant des parfums qu’elles ont préparés pour embaumer le corps de Jésus, Marie Madeleine et les autres sont résignées. Elles vont au tombeau pour voir un mort. Elles ne se font pas d’illusion sur l’utilité de leur geste : répandre du parfum sur un cadavre ne sert à rien pour celui qui est mort ; l’utilité est pour ceux qui restent et qui veulent exprimer leur respect et leur affection.  Pourtant, ce n’est plus la même chose. Le lien est rompu. Une béance s’est installée, infranchissable, celle qui existe entre la vie et la mort, à l’image de cette pierre très grande qu’il faut rouler pour ouvrir le tombeau.

 

Arrivées à la tombe, elles trouvent que la pierre est déjà roulée et de plus, le corps de Jésus a disparu. Amère surprise, quand on sait l’importance pour les proches de pouvoir venir auprès de leurs défunts, de retrouver les corps quand ils ont disparu et de pouvoir se recueillir au cimetière ou dans un lieu approprié, surtout pendant le temps du deuil.

 

Mais, ces femmes, qui vont devenir les apôtres des apôtres, n’ont pas le temps de se lamenter ou de faire des conjectures. L’évidence s’impose, le mort n’est plus là, et se heurte aux paroles d’un homme curieux vêtu de blanc, un ange ou sans doute Jésus lui-même mais qu’elles ne reconnaissent pas et qui parle de sa résurrection.

 

A partir du témoignage de ces femmes et des premiers témoins, s’engage alors un processus de conversion des apôtres eux-mêmes et des disciples, avec un travail de mémoire fondé sur les paroles mêmes de Jésus qui, plusieurs fois, parle de sa résurrection mais sans que les auditeurs ne comprennent ce que cela signifie, précisent les Evangiles, travail dans lequel, ne pas comprendre et ne pas croire apparaissent intimement liés.

 

Aussi, comme ces premiers témoins, nous sommes invitées à réévaluer les événements qui nous touchent et qui ne peuvent enfermer la puissance de l’amour de Dieu, même s’ils y prétendent et semblent contraires à ce que nous désirons. Avec la Pâques du Christ, si nous croyons, nous pouvons comprendre à la lumière de l’œuvre créatrice de Dieu et de sa parole.

 

Même si nous passons parfois par les étapes contradictoires, du doute, de la stupéfaction et de l’espérance, nous sommes invités à l’évidence sereine, fruit de la grâce de Dieu qui nous établit dans la communion de l’amour.

 

Ce chemin, c’est la mise en œuvre de la Pâque du Christ en notre vie ; mourir au péché pour vivre de la vie nouvelle du Ressuscité que nous recevons dans le baptême mais que nous devons sans cesse accueillir et ratifier.

 

Dans le baptême, en effet, « nous sommes unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne » mais pour mener une vie nouvelle qui s’épanouira dans notre propre résurrection « qui ressemblera à la sienne » (Rm 6).

 

En cette nuit pascale, accueillons cet appel qui retentit de nouveau dans nos obscurités. Reprenons ce chemin de vie où le Ressuscité nous attend comme en Galilée. Mettons-nous dans les pas des premiers témoins. Ecartons-nous des impasses de la recherche de nous-mêmes ou d’un horizon purement ludique et terrestre de notre existence et où l’Ange de Dieu pourrait nous dire : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? »

 

Fêter Pâques, c’est fêter la vie qui est en Dieu et qu’il nous communique. C’est renouveler notre conscience que cette vie est un don, et que nous la recevons. C’est se rappeler que la vie est un fruit de l’amour, celui que Jésus a manifesté sur la croix pour triompher de la mort.

 

Pour nous préparer à célébrer et recevoir ce mystère de la vie qui est en Dieu et qui est renouvelé dans l’Eucharistie, nous avons entendu les promesses de l’ancien testament, montrant comment Dieu poursuit son œuvre de salut dans l’histoire et que les événements les plus dramatiques ne peuvent arrêter.

 

De cette vie qui est à l’oeuvre, nous allons pouvoir être témoins dans notre assemblée puisque trois enfants vont recevoir le sacrement du baptême et passer ainsi à une vie nouvelle dans le Christ.

 

Pourquoi cherchons-nous encore le Vivant parmi les morts ?

 

 

Jérôme Angot, curé

Samedi saint, 31 mars 2018

 

Homélie Jeudi saint : Evangile selon saint Jean 13, 1-15

 

En ce Jeudi saint, et avec les vendredi et samedi saints qui vont suivre, nous revivons spirituellement la réalisation du mystère pascal du Christ, du salut que Dieu a voulu assurer à l’homme et à toute la création, malgré la force de l’opposition du mal et du péché.

Cette opposition est bien signifiée d’abord dans la première lecture du Livre de l’Exode (chp. 12), à partir de la figure du pays d’Egypte et du Pharaon qui personnifient cette force de l’esclavage et du mal et de la mort. Ce Pharaon qui représente la face obscure de notre âme prête à se rebeller contre Dieu et le cœur endurci de l’homme qui s’oppose à la conversion et au détachement du monde présent.

Toutes les plaies d’Egypte et notamment la dernière, la plus violente de toutes avec la mort des premiers-nés, manifeste la puissance de ce mal mortifère qui s’oppose à la volonté de Dieu.

Pourtant le Seigneur n’abandonne pas son peuple, à cette mort des premiers nés, il substitue le sacrifice de l’agneau, l’action libératrice de Dieu, demandant d’en faire un mémorial, un anniversaire, « c’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. » L’homme est ainsi éduqué par Dieu pour ne pas user de la violence qui est déplacée vers le sacrifice des animaux. La violence qui tue est abominable et elle n’est pas volonté de Dieu et il est important de le rappeler dans nôtre actualité marquée par l’attentat de Trèbes. Le psaume aussi se fait l’écho de ce déplacement pour en arriver au seul sacrifice qui plaise à Dieu, celui de l’action de grâce qui trouvera sa perfection dans l’offrande du Christ sur la croix.

A rebours de cette puissance du mal qui traverse le cœur et l’histoire de l’homme, comme il a traversé le cœur de Judas l’Iscariote, qui a trahit la confiance et l’amitié reçues, par jalousie et par un attachement excessif aux biens et à la vanité du monde, le Seigneur a définitivement vaincue cette violence en envoyant son propre Fils, en le faisant entrer dans le monde et en acceptant librement de mourir pour nous. Par son abaissement signifié par le lavement des pieds, il apporte le salut ou la possibilité du salut à tous.

C’est ainsi qu’il faut comprendre l’insistance de Jésus à laver Pierre et ses disciples « si je ne te lave pas tu n’auras pas de part avec moi ». Je crois qu’il nous faut beaucoup méditer sur cet aspect qui exprime bien que c’est le Christ qui nous sauve et que, ce qui nous revient de faire de notre côté, c’est d’accueillir ce que Jésus a réalisé pour nous sur la croix nous ouvrant la résurrection.

Nous laisser faire, accepter d’être sauvé par le Christ, entrer dans cette humilité de l’amour pour recevoir cette force non de la violence mais de la vie qui est à l’œuvre dans le mémorial de sa pâque ; cette force du passage de Dieu parmi les hommes qui se réalise à chaque Eucharistie : « Chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. »

Ce faisant, le Seigneur nous indique l’essentiel qui est au cœur de son sacrifice, l’amour avec lequel il a réalisé tout cela. C’est pourquoi il nous dit aussi « faîtes aussi cela les uns pour les autres », nous renvoyant au plus grand commandement « aimer Dieu plus que tout » et aimer son prochain comme soi-même. Comme il est bon et salvateur de réentendre ces paroles de Jésus qui nous font prendre conscience des limites que nous mettons à l’amour et au don de nous-mêmes.

Que ce Jeudi saint, soit l’occasion de revisiter tous nos engagements, nos relations pour voir comment les vivre avec un amour renouvelé, dans la vérité, en les rapportant à Dieu qui nous a aimé le premier et qui nous a donné son Fils.

Prions donc les uns pour les autres, pour toute l’Eglise qui est née de ce don suprême du Christ et qui ne cesse donc de naître de l’Eucharistie en nous laissant transformer. Prions en particulier pour les prêtres dont le sacerdoce a été institué en cette dernière Cène du Seigneur et prions pour les vocations sacerdotales afin que l’offrande parfaite du Christ soit toujours célébrée pour le salut du monde. Amen.

 

Jérôme Angot, curé

Jeudi 29 mars 2018​

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