Paroisse Saint Thomas d'Aquin
 Paroisse Saint Thomas d'Aquin

Homélie du dimanche

Homélie 3/09/2017, 22eme D. du T.O (Mt 16, 21-27)

 

La perspective de cet Evangile n’est pas très réjouissante : ce que nous dit Jésus pourrait largement nous décourager en cette période de rentrée. Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup … être tué. Pourtant, cet Evangile annonce une révolution, celle où Jésus va restaurer toutes choses, faire toutes choses nouvelles et créer la seule espérance qui vaille, l’espérance chrétienne.

Les débuts étaient a priori plutôt prometteurs pour les disciples qui étaient dans une sorte d’euphorie ou de satisfaction, grâce à Pierre et sa confession de foi à Césarée de Philippe. A la question pour vous qui suis-je, ils semblaient avoir tout compris : tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! La condition de disciple pouvait apparaître gratifiante. Etre disciple du Messie, l’envoyé de Dieu, qui allait restaurer toutes choses en Israël !

Et puis, Jésus assombrit le tableau : il parle de souffrance et de mort mais il est vrai aussi de résurrection. Jésus dit « qu’il fallait » comme s’il y avait un engrenage mortifère qui s’imposerait à lui, un passage obligé. La fin de ce chapitre 16 de saint Matthieu marque d’ailleurs comme un reflux avec cette première annonce de la Passion vers laquelle s’avance désormais Jésus avec détermination.

 

1er enseignement :

Jésus par cet Evangile nous rappelle que c’est lui qui nous sauve et que son mystère pascal, il le réalise pour nous et que pour bénéficier de ce salut, il nous invite à le suivre, en vivant de ce salut déjà obtenu. En cela, il est bien le chemin qui conduit à la vérité et à la vie et ce qui nous apparaît impossible, ne l’est pas pour Dieu ! Il ne s’agit donc pas d’un sauve qui peut général où chacun devrait essayer de s’en sortir au meilleur compte. C’est Dieu qui sauve ; c’est le sens même de l’appellation Jésus ! Dans cette perspective, nous n’avons donc pas à nous sauver nous-même mais à nous laisser sauver par le Christ en accueillant son salut. Suivre le Christ, c’est une attitude de réception active, appliquée à tout ce que nous vivons.

 

2eme enseignement :

Les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées, elles ne sont pas celles des hommes. Et pour comprendre les pensées de Dieu, saint Paul dit en effet que nous avons besoin de nous laisser transformer en renouvelant notre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu ! Suivre le Christ c’est aussi accepter de se laisser transformer dans un processus continu de dépouillement pour donner sa vie et non la garder pour soi.

Les disciples ont eu besoin de temps, ils n’ont pas vraiment compris tant qu’ils n’ont pas été mis devant l’évidence de la résurrection, souvenons-nous des disciples d’Emmaüs ! Ou de Thomas l’apôtre ou encore de Paul sur le chemin de Damas. Ils ont fini par comprendre qu’il fallait tout donner pour trouver la vie après bien des résistances.

Au fond, pour nous, devant l’invitation de Jésus à le suivre en prenant notre croix, c’est sans doute là que se situe la difficulté. Croyons-nous et vivons-nous dans la force de la tendresse de Dieu ? Avons-nous été séduits par l’amour de Dieu au point d’en être saisis au-delà de toutes les occupations et les pensées de ce monde ? Faisons-nous confiance en la force de l’amour vainqueur de la mort, en la toute-puissance de cet amour de Dieu malgré tous les motifs de découragements et les séductions mondaines ?

 

Certainement, nous devons revenir, comme Jérémie, à l’amour premier de notre rencontre avec le Christ mais qui s’est un peu affadi en nos cœurs ! Car Jésus nous le rappelle, la rencontre avec Lui est toujours d’actualité, elle est même encore devant nous, cat il reviendra dans sa Gloire pour cueillir les fruits de l’amour que nous aurons laissé germer dans nos vies.

 

Jérôme Angot, curé

 

 

Un été fécond !

 

 

       Comme chaque année, la fin du mois de juin est marquée par la fête des apôtres Pierre et Paul. Cette fête des « Colonnes de l’Église » nous ouvre à la dimension de l’Église universelle et rappelle que le champ de la mission n’a pas de limite, qu’il est ouvert sur le monde. Grâce aux apôtres qui ont planté l’Évangile de Jérusalem à Rome et en bien d’autres lieux, nous reprenons conscience de ce que nous sommes comme chrétiens, appelés à témoigner du Christ crucifié et ressuscité, dans tous les milieux culturels.

 

       En cette fin de mois de juin qui correspond pour beaucoup à un départ en vacances, ou à un changement de rythme ou d’activités, nous pourrions appliquer ce que nous proclamons en fin de Messe : Allez, dans la paix du Christ et qui signifie un Envoi en mission ! Désormais, il nous revient de partager ce que nous avons reçu.

 

       C’est pourquoi, il faut aussi considérer la période d’été comme une possibilité de nous associer à l’activité apostolique de l’Église, en plantant ou en vivifiant la foi ailleurs, là où nous ne sommes pas habituellement, car il y a une manière chrétienne de vivre, y compris en vacances ou dans les loisirs.

 

       Cette capacité missionnaire que tout chrétien reçoit par les sacrements de l’initiation (Baptême-Confirmation-Eucharistie), peut être mise en œuvre à condition de compter sur la grâce de Dieu par un dépouillement de soi et par une vie spirituelle.

 

       Pierre et Paul sont en effet devenus apôtres par choix du Christ mais aussi parce qu’ils ont reconnu leur pauvreté et se sont résolument appuyés sur le Seigneur. Ce que je suis, je le dois à la grâce de Dieu, et sa grâce est toujours avec moi.

 

       Alors, je suis heureux de vous souhaiter de bonnes vacances ou un bon été, en vivant ce temps dans l’élan de la foi et la communion de l’Église dans la conscience partagée de l’urgence d’annoncer le Royaume de Dieu.

 

 

                                                                                  Jérôme Angot, curé

 

Complément de l'homélie du dimanche 25 juin 2017

 

 

La crainte des moineaux

 

Ne sommes-nous pas fils de l’angoisse, nous qui sans cesse pesons et soupesons nos consciences avec crainte et tremblement ?

Les prêtres, nos amis, ne nous apprennent-ils pas, dès notre enfance, à redouter le péché tapi dans l’ombre de nos chairs ?

Témoigner de Jésus-Christ, comment pouvons-nous le faire, si fragiles spirituellement que nous sommes, si sollicités par les obligations quotidiennes, si en butte aux vexations et aux oppositions du monde sécularisé et matérialiste ? Ne sommes-nous pas comme des « agneaux au milieu des loups », méprisés dans nos valeurs et demain peut-être, persécutés ? …

Mais, quels disciples sommes-nous ? Quel est donc notre Maître ? Oublions-nous que Jésus est venu ici-bas pour être AVEC NOUS, l’Emmanuel, le pédagogue divin, le Fils, le frère universel ? N’est-il pas le Sauveur ? Et sa miséricorde n’a-t-elle pas triomphé en toutes circonstances, face à toutes les trahisons, à toutes les défections ?

Certes, rien ne m’est garanti en ce monde-ci, richesse, puissance, gloire et santé, ni reconnaissance humaine dont nous sommes si friands. Mais de quel esprit suis-je donc ?

L’esprit qui est le nôtre est l’esprit de Jésus-Christ, l’esprit de don et de fidélité, l’esprit qui ne s’attarde pas aux apparences mais qui cherche le sens et qui désire le cœur. Tout vient de Dieu et tout retourne à Dieu. Et le visage de ce monde est comme une annonce mystérieuse de l’après-monde, une présence, déjà, de l’éternité divine promise aux enfants de cette terre. Apprenons à transformer ce monde, mais aussi à en respecter et à en contempler les signes et la richesse cachés. Élevons notre sœur, « sursum corda ! », nous valons plus que tous les moineaux du monde !

Père Jean-Jacques Launay

Hommage au P. Jacques HAMEL

 

Au cœur de l’été, nous avons tous appris l’assassinat du Père Jacques Hamel alors qu’il célébrait la Messe à St Etienne du Rouvray dans le diocèse de Rouen. Comme catholiques de la paroisse St Thomas d’Aquin, nous voulons nous joindre à l’hommage unanime que ce drame a suscité.

D’abord en raison de l’âge, 86 ans, de ce prêtre. Il avait fêté ses 50 ans de sacerdoce en 2008, signe de sa fidélité dans le service du Christ et de l’Eglise. En outre, les circonstances atroces de sa mort préméditée, violentes et bestiales, justifient cet hommage envers un homme confronté à la méchanceté humaine et à la souffrance. Enfin, tué en célébrant l’Eucharistie, il l’a manifestement été en « haine de la foi », la foi des apôtres, la foi de l’Eglise que nous portons tous depuis notre baptême. C’est pourquoi, par cette agression, nous nous sentons touchés aussi dans ce que nous sommes.

Devant cette réalité dramatique qui dit quelque chose de l’état de notre pays, la parole reste malgré tout à l’espérance, celle qui ne déçoit pas et qui est plus forte que le mal et la mort. Car l’espérance nous enracine, telle une ancre, dans l’amour de Dieu, Maître de l’histoire.

Cet événement nous lance un appel à mettre plus encore notre confiance en Dieu, à demeurer à l’écoute de sa Parole, à renforcer notre vie de prière, à apporter la lumière de notre propre fidélité au sein des contradictions de notre société. En ce mois de septembre au cours duquel nous fêtons la Croix glorieuse, n'ayons pas peur de suivre le Christ, vainqueur du « monde ».

 

Jérôme Angot, curé 

L'église

1, place Saint Thomas d'Aquin

75007 Paris

Secrétariat

1, rue Montalembert

75007 Paris

Tel : 01 42 22 59 74

Horaires des messes

Messes dominicales : samedi, 18h30 ; dimanche, 9h30 (hors vacances scolaires) 11h et 18h30.

Messes en semaine du lundi au vendredi : 12h15 (hors vacances scolaires) et 18h30

A ne pas manquer

Prière des Mères

lundi à 9h00

Chapelet

Jeudi à 18h et tous les jours des mois de Marie : octobre et mai.

Adoration du Saint Sacrement  

le mardi de 17h30 et 18h30

le jeudi entre 19h et 20h 

Accueil

En semaine : Un prêtre reçoit chaque après-midi entre 17h00 et 18h30.

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Paroisse Saint Thomas d'Aquin