Paroisse Saint Thomas d'Aquin
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Message de Mgr Michel Aupetit – 5 décembre 2018

L’urgence de la fraternité

Les évènements récents montrent une souffrance importante d’une grande partie de nos concitoyens, qui génère la colère quand elle ne semble pas entendue et une frustration devant ce qui peut être pris pour de l’arrogance. Comme archevêque de Paris, je comprends la peine de ceux qui manifestent pacifiquement et luttent pour conserver une vie digne, je dénonce la violence scandaleuse de ceux qui en profitent pour saccager notre ville, je salue le courage des services de police et de gendarmerie et je m’unis au souci de nos gouvernants qui cherchent des réponses à la crise.

Notre pays souffre d’une incompréhension généralisée. L’individualisme devient la valeur absolue au détriment du bien commun qui se construit sur l’attention aux autres et en particulier aux plus faibles. Les valeurs de la République que sont la liberté et l’égalité sont parfois détournées par des réseaux d’influence qui réclament des droits nouveaux sans égard pour les plus vulnérables.

Où sont les véritables priorités ? Les urgences nationales, les « grandes causes » de notre pays ne peuvent légitimement être celles des revendications communautaristes ou catégorielles. Le devoir primordial de l’État est de garantir pour chacun les moyens d’entretenir sa famille et de vivre dans la paix sociale. Il nous faut reconstruire une société fraternelle. Or, pour être frères, encore faut-il une paternité commune. La conscience de Dieu le Père qui nous apprend à nous « aimer les uns les autres » a façonné l’âme de la France. L’oubli de Dieu nous laisse déboussolés et enfermés dans l’individualisme et le chacun pour soi.

La violence engendre la vengeance et la haine. Apprenons ensemble à nous écouter vraiment et à nous parler sans à priori méprisant pour ceux qui ne pensent pas comme nous. J’appelle modestement les protagonistes à un véritable dialogue où chacun accepte de sortir de ses certitudes pour établir un vrai diagnostic d’une situation délétère et trouver humblement les voies d’une reconstruction fraternelle de notre société. Je demande enfin aux chrétiens de prier et d’être ce qu’ils sont appelés à être au nom du Christ : des artisans de paix.

Je porterai notre pays dans la prière lors de la Messe de l’Immaculée Conception du vendredi 7 décembre prochain à 18h30 à Notre-Dame de Paris. En ces temps troubles que nous vivons, nous pourrons confier à la sainte Patronne de la France la paix de notre nation qui ne peut naître que de la justice.

+ Michel Aupetit, archevêque de Paris

Loi de bioéthique : « C’est un déni total d’humanité »

 

La mission d’information parlementaire pour la révision de la loi relative à la bioéthique a présenté, le 15 janvier, 60 propositions rendues publiques cette semaine. Le P. Brice de Malherbe, spécialiste des questions de bioéthique pour la Conférence des évêques de France, alerte sur leur danger.

 

                                                                                                                                                                                                 Le P. Brice de Malherbe, docteur en théologie,                                                                                                       est prêtre du diocèse de Paris et spécialiste des                                                                                                      questions de bioéthique pour la Conférence

                                                                                                    des évêques de France. © Laurence Faure

 

Paris Notre-Dame – Avec la sortie de ce rapport, le débat parlementaire attendu avant l’été s’oriente résolument en faveur de l’ouverture de l’assistance médicale à la procréation (AMP) à toutes les femmes. Quelle est votre réaction ?

P. Brice de Malherbe –  Concernant les techniques d’AMP, la proposition consiste à passer d’une situation actuelle, où l’on se rapproche le plus possible de la procréation naturelle, à une situation où le corps est complètement gommé. Par exemple, le texte fait état d’une « procréation sans sexe pour tous »… Il préconise donc d’effacer le lien corporel de la filiation. La seule volonté d’avoir un enfant devient un critère primordial. Cela entraîne d’autres préconisations, notamment la levée de l’interdiction de l’AMP post-mortem. C’est un déni total d’humanité. Chaque personne se construit dans sa réalité corporelle psychique et spirituelle engendrée par l’union des corps. L’argument avancé, pour cette extension de l’AMP tous azimuts, est celui de l’égalité pour tous. Mais l’égalité ne peut être revendiquée que pour des situations semblables. L’infertilité du couple homme-femme – critère initial pour recourir à l’AMP – n’est pas semblable à la relation non féconde de deux femmes qui désirent fabriquer un enfant, hors sexe.

 

P. N.-D. – Un nouveau paradigme sociétal semble se dessiner, totalement incompatible avec l’humanisme chrétien…

 

B. M. – La négation du corps est incompatible avec l’humanisme tout court. Elle conduit à considérer de plus en plus l’embryon humain comme un objet que l’on peut congeler, stocker, manipuler, détruire. Bien sûr, le mystère de l’Incarnation du Verbe de Dieu, fondateur de l’humanisme chrétien, renforce l’attention à la valeur de tout être humain dans sa fragilité corporelle. Toutefois, d’une manière générale, il me semble que la voie de l’humanisme n’est pas dans le mépris des limites corporelles – deux personnes de sexe similaire ne peuvent engendrer –, mais dans le choix de limiter les applications technologiques pour préserver la dignité des personnes. S’humaniser ne consiste pas à dépasser toujours plus les limites de la biologie, mais à nous développer en assumant nos limites.

 

P. N.-D. – Dans ce contexte, le modèle familial prôné par l’anthropologie chrétienne est-il encore recevable ? Comment réagir ?

 

B. M. –  Il ne faut pas se laisser prendre par la peur. Dans une société qui a perdu la raison, le témoignage des familles, attentives à la bonté fondamentale de la relation fidèle entre un homme et une femme, et attentives au mystère insondable de la création de chacun, est une lumière d’espérance. Il ne s’agit pas là de vanter un modèle familial qui serait parfait moralement. Mais de témoigner de la grandeur de l’amour gratuit du Père, à l’origine de la dignité de chaque être humain. Chaque chrétien est, je pense, appelé à poursuivre sa réflexion et, pourquoi pas, à faire un examen de conscience sur les concessions qu’il serait tenté de faire concernant ces questions de bioéthique, face à sa souffrance ou à celle d’un proche. L’essentiel reste le témoignage personnel.

 

Propos recueillis par Laurence Faure

Hommage au P. Jacques HAMEL

 

Au cœur de l’été, nous avons tous appris l’assassinat du Père Jacques Hamel alors qu’il célébrait la Messe à St Etienne du Rouvray dans le diocèse de Rouen. Comme catholiques de la paroisse St Thomas d’Aquin, nous voulons nous joindre à l’hommage unanime que ce drame a suscité.

 

D’abord en raison de l’âge, 86 ans, de ce prêtre. Il avait fêté ses 50 ans de sacerdoce en 2008, signe de sa fidélité dans le service du Christ et de l’Eglise. En outre, les circonstances atroces de sa mort préméditée, violentes et bestiales, justifient cet hommage envers un homme confronté à la méchanceté humaine et à la souffrance. Enfin, tué en célébrant l’Eucharistie, il l’a manifestement été en « haine de la foi », la foi des apôtres, la foi de l’Eglise que nous portons tous depuis notre baptême. C’est pourquoi, par cette agression, nous nous sentons touchés aussi dans ce que nous sommes.

 

Devant cette réalité dramatique qui dit quelque chose de l’état de notre pays, la parole reste malgré tout à l’espérance, celle qui ne déçoit pas et qui est plus forte que le mal et la mort. Car l’espérance nous enracine, telle une ancre, dans l’amour de Dieu, Maître de l’histoire.

 

Cet événement nous lance un appel à mettre plus encore notre confiance en Dieu, à demeurer à l’écoute de sa Parole, à renforcer notre vie de prière, à apporter la lumière de notre propre fidélité au sein des contradictions de notre société. En ce mois d’août qui se termine et au cours duquel nous avons célébré la grande fête de l’Assomption de la Vierge Marie, laissons-nous prendre la main par celle qui nous donne le Christ, vainqueur du « monde ».

Jérôme Angot, curé

 

· États généraux de la bioéthique

 

Vidéo de la soirée bioéthique à St Léon, mai 2018 :

 

- Le diocèse propose également un livret comprenant des fiches thématiques sur les différents sujets  concernés, téléchargeables sur :

https://www.paris.catholique.fr/IMG/pdf/livret_a5_-_bioethique_bd_-_pour_le_web.pdf ou en version papier, prochainement  à la paroisse.

 

 

 

 

LA DIGNITE DE LA PROCREATION

Dans cette déclaration signée par tous les évêques de France, l’Église catholique rappelle la valeur de la procréation : acte profondément et spécifiquement humain dont la manipulation entamerait gravement la valeur de fraternité qui fonde le pacte social en notre société.

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lundi à 9h00 à l'église.

Resp. : portia-ct@wanadoo.fr

 

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