Editorial de la semaine
Dimanche 15 février 2026
« Heureux ceux qui gardent les préceptes du Seigneur, ils le cherchent de tout cœur » Ps 118
« Si tu le veux… » tu peux observer les commandements, rester fidèle au Seigneur et y trouver une joie profonde. Nul obstacle ne semble être insurmontable si ce n’est peut-être celui d’une foi par instant évanescente, d’une volonté hésitante.
Prenons une comparaison. A la veille d’une compétition sportive importante, une personne peut choisir, malgré les conseils avisés de son entraineur, de passer une longue soirée entre amis, épuisant l’énergie qu’elle devrait pourtant pouvoir réserver au jour suivant.
Ce qui est en soi évident, le besoin de calme, de repos avant une échéance sportive importante est une nécessité communément admise, même par le joueur qui choisit la veille d’une compétition de n’en tenir aucun compte.
L’Esprit-Saint suscite en nous une belle orientation de notre vie. Il répand en nous la sagesse du Père. Comment y prêter attention ?
« Si tu le veux… » C’est l’invitation adressée par Jésus à ses disciples. Le manque de constance ou les soucis de la vie peuvent dissiper en nous le désir de lui répondre.
Notre volonté, notre désir, notre prière, notre vie tout entière est-elle inspirée par l’Evangile jusqu’à faire preuve d’un véritable discernement spirituel en toute circonstance ? Si je dois me décider, si je dois intervenir ici ou là, dans telle ou telle circonstance, comment la méditation de la parole de Dieu éclaire-t-elle ma décision et fortifie ma volonté ?
« Heureux ceux qui ont une âme de pauvres, les affligés, les doux, les affamés et assoiffés de justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix, les persécutés pour la justice.
La médiation biblique repose sur une certitude intérieure : « l’amour est patient, il rend service, il ne jalouse pas, il ne fait rien de vulgaire, il ne cherche pas son intérêt et ne se réjouit pas de l’injustice. Il trouve sa joie dans la vérité, il excuse tout, il croit tout, il supporte tout. » (1 Co 13).
Dans sa Petite Philocalie, saint Jean Cassien écrit : « Le discernement examine toutes les idées et les pensées humaines. Il rejette et dispense tout ce qui est mauvais et déplaisant à Dieu, nous gardant ainsi de l’égarement. »
La vigilance du cœur et de l’esprit est à la suite de Jésus décisive. C’est un état d’esprit, une manière d’orienter notre vie de belle manière.
Ce qui vient de Dieu se découvre dans le calme et l’humilité. Notre fidélité ne résulte pas de nos seules aptitudes mais également de notre engagement dans la prière : « enseigne moi Seigneur le chemin de tes ordres, montre-moi comment garder ta loi que je l’observe de tout cœur. » (Ps 118)
Père Michel Esposito, curé
1ère lecture : Si 15, 15-20 – 2è lecture : 1 Co 2, 6-10 – Evangile : Mt 5, 17-37